SOLITUDE

Publié le par Elisabeth Righini

SOLITUDE

Je languis en voyant de mon appartement

Les arbres, se courber, en criant, impuissants

« A l’aide » ; puis, j’entends leurs cris désespérés

Aussi indistincts voire même inespérés

Qu'une voix dans l’ombre qui annonce les décès.

Je languis toute mes nuits dans l’obscurité

Le soleil s’est peut-être un peu trop tôt couché

En tentant de me meurtrir avec ses idées

Qui sont sans doute les miennes en réalité.

Je languis en entendant gronder un orage

Qui me parle plus que n’importe quelle image

Fenêtre ouverte, je profite des nuages

Si mous, si doux, si fuyants, si purs, si légers

Que soudain, je me sens presque me délier.

Publié dans poésies

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