AQUARIUM

Publié le par Elisabeth Righini

AQUARIUM 

Pas de doute que je ne suis plus là sur terre.

Plus d'éclairage, de gazoil, de macadam,

Mais des vitres, quatre vitres sur le périmètre.

Je marchais, nue comme un ver et me suis cognée.

 

Une vitre, j'ai posé ma main, tout du long

Et mes doigts d'une vitesse puissance -2.

Il y avait des angles droits à chaque coin,

En haut, j'y suis allée, je ne sais pas comment.

 

En bas, le sol, était recouvert de chiandent

De fientes, cailloux, ou plantes dans les recoins.

J'ai suffoqué. Et fait des bulles en voyant ces vieux

Que j'ai tué dans mon accident à Avignon.

 

Chers humains, je vais vous voir tous les jours abimés ;

Vos visages, vos visages, vos membres trois mètres

Plus loin dans cet aquarium qui est mon drame.

Je n'ai plus de jambes et ma gorge se serre.

Publié dans poésies

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