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SOLITUDE

Publié le par Elisabeth Righini

SOLITUDE

Je languis en voyant de mon appartement

Les arbres, se courber, en criant, impuissants

« A l’aide » ; puis, j’entends leurs cris désespérés

Aussi indistincts voire même inespérés

Qu'une voix dans l’ombre qui annonce les décès.

Je languis toute mes nuits dans l’obscurité

Le soleil s’est peut-être un peu trop tôt couché

En tentant de me meurtrir avec ses idées

Qui sont sans doute les miennes en réalité.

Je languis en entendant gronder un orage

Qui me parle plus que n’importe quelle image

Fenêtre ouverte, je profite des nuages

Si mous, si doux, si fuyants, si purs, si légers

Que soudain, je me sens presque me délier.

Publié dans poésies

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Le pied

Publié le par Elisabeth Righini

Le pied

Bonjour à tous,

Mon "logo" vient d'une série de shot photo avec un modèle de nu. J'ai longtemps réfléchi à que faire. La première fois que j’ai tout simplement prévu une séance, j’ai eu un doute et ai tout simplement été gênée. Le truc ridicule, c’est que j’étais aussi presque prête à demander à un ami de m’appeler pendant la séance. Genre au cas où. Au final, y’a pas eu de prévision d’appel. J’ai respiré.

Y’a pas eu de rougissement… non plus..., rien, bien que je soit sujette à ce type de réaction.

Je pense qu’après, quand on a commencé les images, j’ai plus regardé le corps au travers de mon camescope”. Et reconstruire le corps a été un de mes thèmes. Donc j'ai travaillé sur ses pieds ! ça collait avec la poésie car le pied est une unité rythmique d'un vers ou d'une phrase permettant la scansion.

Vous les aimez mes pieds ???

Publié dans newsletter

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La Romance du vin, Emile Nelligan

Publié le par Elisabeth Righini

"Je suis gai ! Je suis gai !", cette phrase me fait frissonner. Cela m'a donné envie de parler du rire, de quand on rit de bon coeur, de quand on n'arrive plus à s'arrêter et que l'on fait sourire les autres autour de soi, de quand on meurt de rire. J'espère que mon texte résume l'hilarité contagieuse, un peu maussade et que cette avalanche agréable (il faudrait rire une fois au moins par jour !) soit éphémère mais si bonne.

http://elisabeth.righini.over-blog.com/2016/06/rire.html

Emile Nelligan

Emile Nelligan

Le romance du vin

Tout se mêle en un vif éclat de gaîté verte.
O le beau soir de mai ! Tous les oiseaux en chœur,
Ainsi que les espoirs naguères à mon cœur,
Modulent leur prélude à ma croisée ouverte.


O le beau soir de mai ! le joyeux soir de mai !
Un orgue au loin éclate en froides mélopées
Et les rayons, ainsi que de pourpres épées,
Percent le cœur du jour qui se meurt parfumé.


Je suis gai ! je suis gai ! Dans le cristal qui chante,
Verse, verse le vin ! verse encore et toujours,
Que je puisse oublier la tristesse des jours,
Dans le dédain que j'ai de la foule méchante !


Je suis gai ! je suis gai ! Vive le vin et l'Art !...
J'ai le rêve de faire aussi des vers célèbres,
Des vers qui gémiront les musiques funèbres
Des vents d'automne au loin passant dans le brouillard.


C'est le règne du rire amer et de la rage
De se savoir poète et l'objet du mépris,
De se savoir un cœur et de n'être compris
Que par le clair de lune et les grands soirs d'orage !


Femmes ! je bois à vous qui riez du chemin
Où l'Idéal m'appelle en ouvrant ses bras roses;
Je bois à vous surtout, hommes aux fronts moroses
Qui dédaignez ma vie et repoussez ma main !


Pendant que tout l'azur s'étoile dans la gloire,
Et qu'un hymne s'entonne au renouveau doré,
Sur le jour expirant je n'ai donc pas pleuré,
Moi qui marche à tâtons dans ma jeunesse noire !


Je suis gai ! je suis gai ! Vive le soir de mai !
Je suis follement gai, sans être pourtant ivre !...
Serait-ce que je suis enfin heureux de vivre;
Enfin mon cœur est-il guéri d'avoir aimé ?


Les cloches ont chanté; le vent du soir odore...
Et pendant que le vin ruisselle à joyeux flots,
Je suis si gai, si gai, dans mon rire sonore,
Oh ! si gai, que j'ai peur d'éclater en sanglots !

Publié dans Coup de coeur

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Etre et ne pas être

Publié le par Elisabeth Righini

ÊTRE ET NE PAS ÊTRE

S’enfuir dans le ciel loin, loin, loin

Trouver la latitude, partir au Nord, au Sud

A l’Est, à l’Ouest ; et vivre.

Décoller vers les astres, étouffer le désastre

Déserter le commun, créer des liens

Toucher la voie lactée, rencontrer une fée

Qui fera oublier une vie de pommée

Habiter la planète nommée Elisabeth

Avec amusement, sans un triste tourment

Souffler et s’éclater, ne plus rien redouter

En rire, en joie, en rire, s’amuser à périr

Renaître et à nouveau périr, trouver le Beau

Plus jamais s’ennuyer, plus jamais sangloter

Comment on fait ? Penser en bon et joie

Questions ? Plus une fois.

Publié dans poésies

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Carpe Diem

Publié le par Elisabeth Righini

CARPE DIEM

Lève-toi vite de ce vieux lit pouilleux

Pour te diriger vers d’autres lieux

Enfile ton sac à dos : qu’il soit bondé

Puisque tu pars dans l’aventure les yeux fermés.

Bouge ton cul, réagis ; espèce d’endormie

Ouvre tes yeux ; vieille loque toute pourrie

Il y a plein de choses à découvrir, encore !

Il y a plusieurs choses à goûter, alors !

Veux-tu finir là plus que mort à l’avenir

Te fous pas de notre gueule ; tu vas périr

Ça se fait pas chéri d’être à coté de la plaque

Ça me démange, je vais te mettre une claque.

Émerge clairement de toutes tes illusions

Vivre, ce n’est pas penser, rêver, avoir des visions

Qui laissent miroiter un semblant d’existence

On ne vit pas dans une tête ou dans des stances.

Publié dans poésies

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