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18 articles avec poesies

Une saison en Enfer

Publié le par Elisabeth Righini

UNE SAISON EN ENFER

Ma tête se demande aujourd’hui, tous les jours
Durant les laps de temps, les moments de répits
Bref, je me rends compte, à chaque instant de ma vie
Lequel de mes ennemis va me cuire au four.

J’aperçois l’ennui au détour de ce chemin
Adversaire décuplant mon envie de rien
Cercle vicieux : je m’ennuie et l’ennui m’étouffe
Plus je m’ennuie, moins je désire : ça me bouffe.

La culpabilité surgit dans le sentier
C’est uniquement de ma faute si elle vient
Suggérant subrepticement un flot d’idées
Qui submerge mon esprit accablé de larcins.

Soudain le Passé s’immisce dans la réunion
Empruntant des chemins tortueux, dissimulés
Le Passé tortureur suscite des regrets
Tuant à chaque ancienne agréable sensation.

Je rêve un rêve, une envie, à chaque seconde :
M’éclater, mourir ; c’est confus. Mes désirs abondent
Cependant, mon corps, ma tête sont tout en paradoxe
Le Rien, l’inanité sont mes deux sacerdoces

J’imagine que là, on ne me comprend plus
Peut-être, sur le trajet, je me suis perdu.

Publié dans poésies

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AQUARIUM

Publié le par Elisabeth Righini

AQUARIUM 

Pas de doute que je ne suis plus là sur terre.

Plus d'éclairage, de gazoil, de macadam,

Mais des vitres, quatre vitres sur le périmètre.

Je marchais, nue comme un ver et me suis cognée.

 

Une vitre, j'ai posé ma main, tout du long

Et mes doigts d'une vitesse puissance -2.

Il y avait des angles droits à chaque coin,

En haut, j'y suis allée, je ne sais pas comment.

 

En bas, le sol, était recouvert de chiandent

De fientes, cailloux, ou plantes dans les recoins.

J'ai suffoqué. Et fait des bulles en voyant ces vieux

Que j'ai tué dans mon accident à Avignon.

 

Chers humains, je vais vous voir tous les jours abimés ;

Vos visages, vos visages, vos membres trois mètres

Plus loin dans cet aquarium qui est mon drame.

Je n'ai plus de jambes et ma gorge se serre.

Publié dans poésies

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Satan

Publié le par Elisabeth Righini

Satan

Satan, tu nous guettes là bas dans ton royaume

Déchu de ton pouvoir, tu n'es plus que fantôme

Ange des ténèbres, tu attends le bon jour

C'est l'enfer qui est ton univers pour toujours.

Les plaies sont abondantes sur ton corps putride

D'où jaillit le sang visqueux. Ton odeur fétide

Envahit l'air tout entier et ta face immonde

Ignoble et sordide terrorise le monde.

Durant le jugement dernier

Tu seras là, démon infernal à hurler

Tu prendras les âmes que tu feras brûler

Dans ton jardin où on est prisonnier.

Où finirons-nous ?

Ici

Ici

Au fond de cet abîme, aux confins de ce trou.

Publié dans poésies

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INSPIRATION 4

Publié le par Elisabeth Righini

INSPIRATION 4 :
J'ai perdu mon stylo
Et mon inspiration dans l’eau
Je me jette dans les flots
ça a le goût des mots

Publié dans poésies

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Le Suicide

Publié le par Elisabeth Righini

ALACAZOU

 

"Trop tard, trop tard, il est bien trop tard, trop tard

Je pars.

Seul, seul, seul, seul, seul, seul ;

Je veux surtout être seul au fond d’un cercueil.

Je serai mieux, je serai mieux, je serai mieux.

Mes yeux

Brillants, luisants, blessés, priants, dégoulinants,

Supplient avec des larmes le néant.

 

Je me résouds ! Il est temps, il est temps, il est temps

Je dois le faire, je dois le faire, je dois le faire".

Cela ne sert à rien de demander la mort

Puisque personne n'offrira ce trésor.

« J'implore qu'on me laisse seul sans ma peur

Pour que je puisse enfin me vider de mon sang

Pour que je puisse enfin rejoindre le néant.

Tristement. Sadique ! C’est ce que je désire ».

Alors attend ! Attend ! Attend ! Attend bien le pire.

 

« Coupe-moi ! Détruit-moi ! Saigne-moi ! Pourris-moi !

Je vais réussir, et chercher le schisme ».

Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo ! C’est l’anévrisme.

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Inspiration 2

Publié le par Elisabeth Righini

INSPIRATION 2 :

Le stylo à la main et des mots sur la feuille,
J'émerge comblée de ce texte que j’effeuille
De tout ce que j'ai pu faire lorsque je cueille
L'idée. Je relis ce jour où je me recueille.

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Inspiration

Publié le par Elisabeth Righini

Inspiration

INSPIRATION 1 :

Alors je me suis dit que je devais écrire

L’idée gémissante qui surgit du délire

Il faut fixer les mots essoufflés qui s’effacent

Avant que dans ma tête il n’y ait plus de traces.

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DERNIÈRE PLUIE

Publié le par Elisabeth Righini

La Marne

Il y a eu pas mal de pluie. C'est un fait. Particulièrement dans le 77. Et j'ai eu envie de parler de la pluie, de prendre du recul sur la pluie, ses dégâts.

Et puis j'avais promis de parler de la pluie après avoir parlé du Burnout :

http://elisabeth.righini.over-blog.com/2016/06/les-critiques-dans-le-monde-du-travail.html

Chers lecteurs, après avoir été arrosée, rincée (si seulement c'était le cas...) par les averses, le crachin ; j'exorcise de la pluie en quelques sorte, et lui dit bye bye gentiment dans mon poème "Dernière pluie".

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Les critiques dans le monde du travail

Publié le par Elisabeth Righini

Cher Lecteurs,

Qui ne s'est jamais senti tendu, trahi sur son lieu de travail ? Qui n'a jamais entendu de commérage malveillant sur lui ? Créer des discussions, une conversation peut passer par des ragots sur untel ou untel. Il était mal habillé aujourd'hui, qu'en penses-tu ? N'est-elle pas lunatique un jour sur deux ? Il ne sourit jamais, non ? Oui, mais elle ne veut pas se mixer au groupe, t'as vu elle déjeune toute seule tous les jours !

Et de fil en aiguille, les infos remontent à celui dont on parle. Balance, commère ; il y a parfois tout un entretien d'un climat de conflit, et de mal-être par la même occasion.

Et si je reprenais les cas que je viens de citer en changeant de point de vue avant de dire quoi que ce soit. Peut-être, s'est-il réveillé tard. Il s'est habillé à la va-vite. Elle travaille ici et c'est tout. Il est tout simplement solitaire. Faire une pause seule à l'extérieur quand on reste sur le lieu sept heures, c'est un choix.

Les potins, les bobards, le cancan deviennent parfois une médisance blessante alors que ce qui se dit n'est pas utile. Dans cette pièce de théâtre, on entre sur la scène, on joue un rôle, on évite les coulisses et on rentre chez soi fier de ce succès, des avancées et de cette augmentation en fin de mois :)).

Aparté : Ce que j'évoque n'est pas joyeux : les critiques dans le monde du travail, les clans. J'ai créé la poésie "Fourmis" sur ce thème : http://elisabeth.righini.over-blog.com/2016/06/fourmis.html

Promis la prochaine fois, je parle de la pluie. Car on baigne dedans en ce moment !

Publié dans poésies

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Dernière pluie

Publié le par Elisabeth Righini

DERNIÈRE PLUIE

Les gouttes, elles ont des yeux recroquevillés

Minuscules, suintant, légèrement bridés.

Leur nez fin dégouline et devient mignon

L'été, quand elles marchent avec un baluchon.

Elles ont peur les toutes petites gouttelettes.

Ces enfants, les yeux encore clos, les cadettes ;

Entendent le bruit sourd d’énormes nuages

Qui se cognent, dévient, fuient pendant cet orage.

L'eau coule sur le macadam, dans les garages

De la Marne. On vide la cave avec des seaux

Et appelle l'assurance pour ces ravages.

Cet agent naturel doit trente mille euros.

Enrôlées dans le cycle naturel, les gouttes

Chutent sur le sol, sur des têtes et des moumoutes.

Légères et lentes, les gouttelettes ruissellent

Sur la route en créant un motif de dentelle.

Entre Nemours, Coulommiers ; la pluie, les averses

Tombent à vau-l’eau,

Bouleversent,

Nos eaux.

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